Atteindre le cap
du 31ᵉ livre publié donne la certitude que la source des grandes histoires est
inépuisable — surtout lorsqu’il s’agit de la plus grande histoire de tous les
temps. C’est avec une joie immense et une touche de révérence que je vous livre
aujourd’hui le troisième volume de notre aventure : la Collection Voix du
Royaume.
Si dans le Livre
2 (Marc) nous avons avalé la poussière et la sueur de la Galilée au rythme
haletant d’Alexandre Dumas, je vous invite maintenant à vous éclaircir la gorge
et à vous installer confortablement dans un fauteuil. Le décor a complètement
changé.
L’Évangile de Luc
est le récit médical, minutieux et profondément humain. C’est l’Évangile de la
compassion, centré sur les marginaux, les femmes, les malades et les pécheurs
repentants. Mais c’est aussi le livre des grands masques sociaux, où Jésus s’assied
à la table des pharisiens riches pour exposer leurs hypocrisies.
Pour réécrire ce
chef-d’œuvre d’analyse humaine, en conservant 100 % de fidélité théologique aux
miracles et aux enseignements du Christ, j’avais besoin d’un auteur qui soit un
véritable « chirurgien » de l’âme. Quelqu’un capable de disséquer l’orgueil, la
vanité et l’étiquette avec une distance clinique et une ironie fine et
élégante. Il n’y avait aucun doute : j’ai fait appel au génial Gustave
Flaubert.
Dans Luc : L’Évangile
du Fils de l’Homme, vous assisterez aux paraboles de Jésus comme à de profonds
drames psychologiques. Vous verrez la Parabole du Fils Prodigue non seulement à
travers les yeux du fils qui s’est égaré, mais aussi à travers le ressentiment
amer du frère aîné resté à la maison. Vous vous assiérez au banquet pharisien
et verrez la fausse moralité de l’hôte mise en pièces par les larmes d’une
femme avec un vase de parfum.
